Nos bilans

À l’heure de l’urgence climatique et suivant une volonté de représentativité de genre et sociale, nous, les étudiantes et étudiants de la 101e promotion de l’ESJ Lille, avons repensé notre manière de faire du journalisme lors de la confection de Latitudes 2026. Appuyés par nos équipes carbone et diversité, nous avons tâché de produire un magazine le plus responsable possible. 

Le bilan carbone

Raconter les disparitions, penser nos mobilités

1,5 tonnes équivalent CO2 : voilà le bilan carbone de l’édition 2026 de Latitudes.

Nous, élèves de la 101e promotion de l’ESJ Lille, y proposons 63 articles — reportages et desk — qui racontent des solutions pour pallier des disparitions locales. Afin de couvrir le plus grand nombre de ces initiatives, nous avons parcouru tout l’Hexagone : des Pyrénées à Marseille en passant par l’Alsace et la Bretagne. Aucun de ces déplacements n’a été réalisé en avion. Si le train et la voiture ont été largement plébiscités par nos reporters, la marche ou le vélo ont également permis de couvrir les terrains les plus proches de notre école. Logiquement plus élevée que l’année précédente où seule la région Hauts‐de-France avait été couverte (pour un total de 1,38 tonne équivalent CO2), notre empreinte carbone reste satisfaisante au regard de l’étendue de la zone géographique traitée. Malgré cette volonté de parcourir toute la France, nous n’avons pas sillonné les territoires d’outre-mer ni la Corse, raisons économiques et écologiques obligent. Certaines de nos productions ont mis en lumière des disparitions, notamment liées au dérèglement climatique : à nous, journalistes en devenir, de ne pas en créer de nouvelles.

Texte : Antoine Delerue et Matthieu Tomei.
Infographie : Juliette Claverie.

Le bilan diversité

Prendre nos responsabilités pour retranscrire la diversité 

Nous sommes toutes et tous convaincus du pouvoir que la représentativité peut avoir dans notre imaginaire collectif et dans notre société. Les personnalités invitées dans les médias devraient refléter LES réalités de notre société. À Latitudes, nous étions en charge d’assurer cette diversité des genres, sexes, âges, professions, origines, etc. Chasser les stéréotypes, les raccourcis et les biais tant dans les choix éditoriaux que dans la manière de mener les récits. La promotion a fait le choix d’explorer certains procédés d’écriture inclusive comme les termes épicènes et englobants.

Dans la présente édition de Latitudes, nous nous réjouissons de l’équilibre presque parfait atteint en termes d’acteurs et d’actrices présents dans nos papiers (environ 48% de femmes et 52% d’hommes). Nous retenons néanmoins que lorsqu’il s’agit de paroles d’experts ou d’élus, les hommes sont sur-représentés (de l’ordre du double ou triple). À l’inverse, les personnes racisées et avec handicap sont sous-représentées par rapport à leur proportion dans la société. En revanche, la diversité thématique et des territoires traités en France métropolitaine est respectée, avec l’accent mis sur des sujets sociaux et des lieux peu médiatisés.

Nous sommes conscients et conscientes des limites structurelles auxquelles nous faisons face, des biais que nous portons en nous, en tant que diversity editors et journalistes, mais aussi de la difficulté d’aller au-devant des publics éloignés des discours médiatiques – surtout quand notre promotion n’est pas représentative de la société. 

Nous, jeunes journalistes, sommes convaincus de la nécessité d’investir ce débat et de prendre nos responsabilités : ouvrir la voie à celles et ceux qui ne sont pas écoutés et refléter la diversité.

Texte et Infographie : Annette Ahrens, Nayra Palacios et Valentin Goutte-Fangeas.

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